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Matos

Test Arturia B-3 V: digne héritier de la couronne ?

Cet article a été publié dans le numéro 3 de notre magazine digital gratuit: "Logic-Nation Magazine". Pour télécharger gratuitement nos magazines, cliquez sur le lien suivant ICI.

C'est à l'occasion de la sortie de la V-Collection 5 qu'Arturia nous a présenté de nouveaux instruments virtuels dont le B-3 V. Sous ce célèbre patronyme se cache la version virtuelle d'une légende des claviers: l'Hammond B3. Après un Stage-73 V particulièrement bien réussi, voyons si le B-3 V tient toutes ses promesses ou si son glorieux ancêtre reste encore intouchable !

Un peu d'histoire ...

Cet instrument devenu mythique aura été le compagnon de nombreux artistes de légende comme Jimmy Smith, Jon Lord (Deep Purple), Eddy Louiss, Steve Winwood, Tony Banks (Genesis), Cory Henry, et beaucoup d'autres. Mais il faut savoir qu'à l'origine, les orgues Hammond n'étaient pas destinés à une carrière en dehors des lieux de cultes ! Inventé en 1930 par Mr Laurens Hammond, ce  dernier s'est inspiré de modèles existants pour en développer sa propre interprétation. Même s’il n'a rien de commun avec ses illustres prédécesseurs à tuyaux, il n'en reste pas moins un instrument novateur pour l'époque. En effet, il ré-utilisait le principe de la roue phonique pour produire ses sonorités (principe ayant fait d’ailleurs son apparition sur le Telharmonium).



Le B3 fut commercialisé en 1955 et avait la particularité de proposer un système de tirettes linéaires. Près de 62 ans après sa sortie, il est encore très prisé par les musiciens du monde entier. D'ailleurs il suffit de voir à quel prix il est encore proposé en occasion (si vous en trouvez), pour vous convaincre de sa côte de popularité ;-)

Arturia s'attaque à un mythe !

Les puristes doivent se dire avec un sourire taquin: «bonne chance à Arturia !». Au premier abord, il est vrai que les versions virtuelles que nous avons connu jusqu'à aujourd'hui n'étaient pas 100% conformes au modèle original. Reste qu'avec Arturia l'approche est très différente puisque les ingénieurs de la marque française n'ont pas fait appel à l'échantillonnage mais à la modélisation physique.

Installation/ Activation et compatibilité

Arturia a simplifié l’installation et la mise à jour de ses produits de façon à ce que tout le monde puisse (même sans compétences particulières), parvenir à profiter de ses produits. Une fois l’installation terminée, vous serez amenés à vous enregistrer et à activer votre produit. Pour cela, l’éditeur français a développé un utilitaire maison baptisé «Arturia Software Center». Comme chez la concurrence (Native Instruments, Toontrack, Flux, et bien d’autres), un tel outil est devenu incontournable pour simplifier non seulement l’activation des produits, mais aussi leur mise à jour. Une simple connexion internet suffira pour vous alerter sur la disponibilité d’une update. Le process est entièrement automatisé et vous évitera les tracas ! Afin d’assurer la compatibilité la plus large possible, Arturia propose 4 formats différents: AAX (pour Protools), Audio Units, VST2, et VST3. Les systèmes d’exploitation pris en charge sont: Windows 7 ou + (côté PC), et OS X 10.8 ou + (côté Mac).

Une interface de toute beauté !

Dès le premier lancement (et après avoir configuré les paramètres «Audio/ Midi»), on constate qu’Arturia a vraiment soigné son interface. On retrouvera une représentation graphique très classe bien que virtuelle de l’illustre instrument. L’aspect visuel fera son effet et vous plongera dans l’ambiance des styles musicaux dans lesquels ce fameux B3 excelle.

Autre bon point, les possesseurs d’autres produits de la marque comme l’ARP2600 V, le Stage-73 V, et quelques autres, auront une impression de déjà vu. C’est un sentiment plutôt agréable en ce qui me concerne, car on gagne un temps non négligeable en sachant d’entrée de jeu comment utiliser ce B-3 V. Le browser intégré et revue en profondeur depuis l’avènement de la V-Collection 5, est une vraie réussite, même si certains pourraient lui trouver quelques «défauts de jeunesse». La possibilité de pouvoir redimensionner l’interface est également un atout. Si vous travaillez sur un écran Retina ou tout simplement un écran de grande taille (27, 30 pouces ou plus), vous apprécierez sans l’ombre d’un doute la possibilité de pouvoir agrandir ou réduire la taille de l’interface.

Un B3 plus vrai que nature !

Niveau GUI, les développeur d’Arturia sont restés globalement fidèles au modèle d’origine tout en y apportant quelques modifications. Mais regardons d’un peu plus près ce que propose le B-3 V:

En commençant par la gauche, on retrouve un groupe de 3 éléments que sont les deux boutons intitulés «VIB UP» et «VIB LOW». Le premier permettra d’activer / désactiver le vibrato du clavier supérieur, et le second du clavier inférieur. Le bouton rotatif vous permettra de choisir entre 6 modes de vibrato et chorus. Le fait d’alterner d’un mode à l’autre vous offrira de belles variations sonores. Qui dit B3 dit forcement Drawbars. Ne pas avoir les fameuses «tirettes» serait comme proposer un pantalon sans poches (il manquerait obligatoirement quelque chose) !


C’est en jouant avec les fondamentales et les harmoniques, vous pourrez modifier de façon chirurgicale vos sonorités. On continue plus à droite pour découvrir 2 nouveaux boutons qui concerneront cette fois-ci le niveau de Drive appliqué au préampli (Preamp Drive), ainsi que le Master Volume via lequel on ajustera le niveau de sortie. On terminera par la dernière section qui regroupe 4 boutons:


* Perc On/ Off: active/ désactive la percussion sur le clavier supérieur.
* Vol Soft/ Norm: sélectionne le volume de la tonalité de la percussion.
* DCY Fast/ Slow: ici on pourra ajuster le decay de la tonalité de la percussion.
* HAR 3rd/ 2nd: ici on choisira le pitch de la sonorité de percussion.

Côté claviers, ceux qui n’auront jamais vu de B3 seront certainement intrigués par leur présentation. En effet, l’octave la plus basse propose des couleurs inversées. Il s’agit ici de sorte de «Keyswitches» qui vous donneront la possibilité de faire varier en temps réel, la disposition des drawbars (tirettes) qui se trouvent juste au dessus. Une fois que vous aurez compris leur mode de fonctionnement, vous jouerez finalement assez simplement avec, et chercherez les combinaisons les plus adéquates à vos besoins.

Une cabine Leslie d'enfer !

Que serait le B3 sans sa fameuse cabine Leslie ? Surement pas ce qu’il a été ! Sa sonorité si caractéristique a contribué à son succès, et Arturia ne pouvait certainement pas faire l'impasse sur cet élément clé. En y regardant de plus près, on constate que l’éditeur a fait les choses plutôt bien ! On y retrouvera quantité de contrôleurs sur la partie supérieure, afin d’ajuster en temps réel les paramètres suivants:


Un switch ON/ OFF pour activer ou non la cabine Leslie à sa droite, un autre Switch vous permettra de choisir entre deux versions (ouverte ou fermée). Grâce à cette option vous obtiendrez une différence significative au niveau du rendu sonore. La section se trouvant juste en dessous concerne l’activation de la réverbe à convolution intégrée au B-3 V. Un switch ON/ OFF permet de l’activer ou non, mais aussi d’ajuster son niveau via un bouton rotatif. Pour basculer d’une révère à l’autre, il suffira tout simplement de cliquer sur l’écran LCD virtuel pour sélectionner une des multiples réverbes disponibles.

En bas à gauche de cette section, on retrouve 2 boutons: «Slow Speed» et «Fast Speed». En réalité ces 2 options sont assez simples à comprendre:

On retrouve en bordure du clavier inférieur, 2 manettes. Une des deux permet de faire basculer du mode «Slow» au mode «Fast». C’est justement en fonction de ces deux éléments que vous pourrez jouer avec les deux boutons de la cabine Leslie. «Slow Speed» ajustera la vitesse du mode «Slow», et «Fast Speed» fera de même en mode «Fast». On termine notre tour d’horizon de la cabine Leslie avec les 4 derniers boutons rotatifs que sont:

* «Stereo Width»: pour gérer l’espace stéréo entre deux éléments.
* «Horn Accel» et «Drum Accel»: permettent d’ajuster la vitesse d’accélération lorsque vous faites basculer la manette qui permet de switch entre le mode Slow et Fast qui se trouve en bordure du clavier inférieur.
* «Balance»: utile pour mixer les ajustements effectués entre «Horn Accel» et «Drum Accel».

Une vraie section d'effets !

Chez Arturia rien a été laissé au hasard ! Non contents d'avoir reproduit l'instrument et sa cabine Leslie, les ingénieurs d'Arturia enfoncent un peu plus le clou avec une sélection de 5 pédales d’effets (elles aussi modélisées physiquement), et que vous pourrez ou non cumuler entre elles. Vous disposerez: d'un Flanger, d'un Phaser, d'un Chorus, d'un Délai analogique, et d'un Overdrive. L’ordre de la chaîne d’effets pourra être modifié en fonction du résultat sonore que vous souhaiterez obtenir. Notez que ces effets sont strictement les mêmes que ceux proposés sur le Stage-73 V, ou encore le Wurli V.

Une B3 à la sauce 2.0 !

L’éditeur français ne s’est pas contenté d’une simple modélisation d’instrument (loin de là). En effet, des fonctionnalités complémentaires ont été ajoutées au B-3 V et sont directement accessibles via une sorte de «fenêtre cachée». On y retrouvera différentes sections dont la première intitulée «Advanced Settings». Les nombreuses options participeront à la façon dont le son sera généré. Vous pourrez y ajuster le niveau de bruit de fond, d’attaque, de brillance, etc.

Immédiatement à gauche se trouve la partie «Voice Modulators». Mais à quoi peut bien servir ce «gros morceau» me direz-vous ? En réalité, c’est ici que vous allez interagir avec le mouvement des Drawbars (tirettes). Par quels moyens ? Et bien via des Envelopes, des LFOs, mais aussi un Step Sequencer. Autant dire que vous sortirez très largement des usages «traditionnels» de l’instrument d’origine. Reste que pour faire du sound-design, ces fonctionnalités pourront être utiles et ouvrir de nouvelles perspectives aux esprits les plus créatifs !

C’est à l’usage que l’on se rend compte des «bienfaits» de ces options complémentaires. En effet l’Enveloppe Modulator, le LFO modulator et le Step Sequencer forment le trio parfait pour sortir des sentiers battus cet instrument de légende, mais aussi le transformer en un outil de sound-design.

La modélisation physique à tous les étages !

C'est une technologie à la mode depuis un certain nombre d’années, mais que très peu maîtrisent sur le bout des doigts. La mise en place de modèles mathématiques est très complexe car une quantité énorme de paramètres doivent être pris en compte puis restitués via des algorithmes spécifiques. Autrement dit, sans les ressources nécessaires, un éditeur n’aurait quasiment aucunes chances d’atteindre un résultat probant.

C’est en développant son propre moteur, qu’Arturia peut aujourd’hui maîtriser son sujet. Mais vous allez me dire: «est-ce que ça sonne ?». N’ayant pas de véritable B3 sous la main (croyez-moi, si l'occasion s'était présentée, je ne m'en serais pas privé!), je n'ai pu prendre comme éléments de comparaisons que des concurrents évoluant sur le même créneau. Mais rassurez-vous: le B-3 V s'en sort plus que bien ! La modélisation physique fait très largement son job, et dès les premières notes, vos oreilles seront sous le charme. Le résultat est si bluffant qu’on se prend rapidement au jeu. Mais je vous laisse vous faire votre propre opinion en écoutant les quelques presets passés en revue  à l’occasion de ce banc d’essai à la fin de cet article.

Conclusion

Le B-3 V est bien né, et offre une qualité sonore à la hauteur des grandes références de la famille Arturia. La modélisation joue parfaitement son rôle et reprend les caractéristiques fondamentales du son si typique de cet instrument emblématique. Mais cet instrument virtuel va bien au delà en proposant des fonctionnalités complémentaires qui lui permettront de trouver sa place dans toutes les situations. Commercialisé au prix de 199€, c’est un investissement que vous ne risquez pas de regretter, et qui pourrait devenir un élément essentiel de votre arsenal sonore. Bref, une bien belle réussite ! Bravo Arturia !

Démos Audio / Vidéo:

Après vous avoir présenté un peu plus dans le détail les caractéristiques principales du B-3 V, passons aux choses sérieuses: le son ! Pour cela, j’ai enregistré un petit bout de musique sur lequel j’ai passé en revue quelques uns des nombreux presets proposés par Arturia. Maintenant c’est à vous de vous faire votre propre opinion ! ;-)

Ecoutez quelques presets du B-3V

Nous vous parlions de cette fonction complémentaire intitulée: Voice Modulators, et bien en voici une toute petite démonstration. Ici nous partirons d’une sonorité de base, sur laquelle nous activerons 2 voix de modulation pour que vous puissiez voir concrètement de quelle façon travailler vos sonorités au sein du B-3 V.

Démo du Voice Modulator

  • Publié dans Tests

Test Analog Lab 2: Le best-of d'Arturia !

Cet article a été publié dans le numéro 2 de notre magazine digital gratuit: "Logic-Nation Magazine". Retrouvez tous nos numéros gratuits en cliquant sur le lien suivant ICI.

Après avoir développé de véritables pépites, l'éditeur français eu l’idée de proposer un instrument virtuel offrant une sélection des meilleures sonorités de ses produits existants, tout en réduisant la partie édition à sa plus simple expression. Si vous êtes fans d'Arturia et d'instruments à presets, et que bidouiller vos sonorités n'est pas votre tasse de thé, alors Analog Lab 2 aura à vos yeux tous les atouts !

L'héritage Arturia !

L'éditeur grenoblois avait eu du nez il y a quelques années en proposant un produit « à presets » baptisé « Analog Lab » et qui est encore aujourd'hui, un best-seller de la marque. Arturia profite donc de la mise à jour de sa V-Collection (en version 5), pour mettre à jour Analog Lab et le passer en version 2. Il faut dire que l’update s'imposait d'elle-même car de nouveaux instruments ont fait leur apparition. La vocation de ce produit étant d’offrir un best-of des sonorités de la marque, il était évident que la version 2 serait dans la continuité de son célèbre prédécesseur.

Une librairie colossale !

Qui dit best-of dit forcement le meilleur du meilleur, la crème de la crème ! La version 2 ne déroge donc pas à la règle ! Vous disposerez en effet de plus de 5000 sonorités piochées parmi les quelques 17 instruments disponibles dans la V-Collection 5. Personne ne trouvera à redire avec un tel arsenal sonore venant d'instruments aussi prestigieux que le Synclavier, le Hammond B3, le Fender Rhodes, etc).

Une interface réussie.

D’un point de vue cosmétique, l'interface est toujours aussi belle et intuitive. Avec Analog Lab 2, l'accessibilité est un atout qui, en plus d'une librairie plus que conséquente, a de sérieux arguments en sa faveur. J'ai particulièrement apprécié le côté pédagogique des infos bulles qui apparaissent lorsque l'on clique sur la représentation visuelle d'un instrument sur l'interface. Petit bémol: dommage pour ceux qui ne comprennent pas la lange de Shakespeare car les commentaires sont en anglais exclusivement. Je comprends qu'Arturia soit quelque part dans l’obligation  d'utiliser l'anglais dans ses produits, mais en tant que société française, il est vraiment regrettable de ne pas offrir de traduction de ces derniers dans notre langue nationale. Bref, il n'y a pas mort d'homme, ça n'enlève rien aux qualités du produit, mais voilà, c’est dit !


Bien que les possibilités d'édition soient réduites, vous accéderez tout de même à un petit nombre de paramètres pour effectuer les réglages minimum. On bénéficie également dans Analog Lab 2 du tout nouveau browser apparu lors de la sortie de la V-Collection 5. On ne reviendra pas dessus (nous en avons déjà parlé très largement dans le tout premier numéro du magazine), mais c'est quasiment le sans faute pour Arturia. Le système de recherche est plutôt bien fait et propose de nombreux filtres pour retrouver / chercher vos sonorités (nom de l'instrument, caractéristiques, playlist, etc.). Mention très bien donc pour les franchies !

TAE: la véritable émulation analogique

C'est encore une nouveauté présentée dans la V-Collection 5: Arturia a retravaillé en profondeur son moteur audio afin de garantir la reproduction la plus fidèle possible des caractéristiques des oscillateurs et des filtres analogiques. L'accent a été mis aussi sur la transparence, la clarté, mais aussi le punch et la présence sonore. Autant dire qu'Arturia n'y a pas été par 4 chemins et que les efforts concédés ont porté leurs fruits (ça s’entend!).



Allez hop, on installe tout ça !

Une fois l'installeur téléchargé, la mise en place du logiciel se fait très simplement. Soucieux de simplifier la gestion de ses logiciels, Arturia propose un utilitaire maison: « l'Arturia Software Center » (l'équivalent du Native Service Center). Une fois installé, ce dernier vous permettra d’être prévenu d'éventuelles mises à jour (pratique pour éviter d'aller à la pêche aux infos pour savoir si vous êtes « Up to Date »). Côté compatibilité, les formats proposés à l'installation sont suffisamment nombreux pour satisfaire tout le monde (AAX, Audio Unit, et VST). Petit plus: Analog Lab 2 fonctionne aussi en mode standalone.

Des sons à la pelle !

Comme je vous le disais tout à l'heure, vous aurez sous la souris (et donc sous les doigts), plus de 5000 sonorités venant directement des meilleurs produits du catalogue de la marque française. Les fans de sonorités analogiques seront aux anges, mais des nouveautés telles que le Synclavier V par exemple, vous feront goûter à des évolutions sonores post analogiques loin d'être inintéressantes ;-) Bref, que du bonheur ! N'ayant pas eu la chance d'avoir sous la main un MiniMoog, un Moog Modular ou encore un CS80, je me garderai bien de vous dire que les presets de l’AnalogLab 2 sonnent traits pour traits comme ceux de leurs homologues originaux. Reste qu'à ce stade, Arturia est réputé pour être un des éditeurs les plus fidèles dans la ré-interprétation de ce genre de sonorités. Une fois que vous aurez jeté une oreille sur les patches proposés, vous ressentirez certainement le côté gras, profond et consistant des machines de cette grande époque devenues aujourd'hui mythiques.

Cependant quelques petits détails m'ont un peu gêné. Le premier concerne les différences de niveaux entre certaines presets. Tantôt un peu faiblarde, tantôt un peu trop forte, on se dit qu'il est vraiment dommage de devoir jouer du fader pour réajuster tout ça. Second constat, en épluchant les milliers de sonorités disponibles, ont constate quand même un certain nombre de « redites ». Certes les « chevauchements » ne sont pas si nombreux que cela, mais c'est un élément qui à l'usage vous sautera aux oreilles.

Le cadeau bonus d’Arturia !

Et oui ça n’est pas terminé ! Alors que venais de sortir la V-Collection 5, peu de temps après (et comme si plus de 5000 presets ne suffisaient pas), Arturia nous a gratifié d’une toute nouvelle librairie dédiée, baptisée Analog Lab 2 Multi Pack. Elle vous offrira de nombreux multis mais aussi des layers et des splits qui viendront agrémenter l’offre sonore initiale de la plus belle manière. Donc si vous possédez l’Analog Lab 2 ou que vous êtes en passe de vous l’offrir, n’oubliez pas de récupérer cette banque sons juste ici: https://www.arturia.com/analoglab/resources (c’est gratuit !).

Last but not least

Avant de passer à la conclusion, j’aimerais vous parler d’un dernier détail qui pourrait bien s’avérer crucial si vous êtes déjà l’heureux détenteur de la V-Collection 4. En upgradant, vous vous êtes peut-être rendu compte que les presets créés avec la v4 n’étaient plus compatibles avec ceux de la v5. Pour corriger ce problème, l’éditeur Grenoblois a développé un petit utilitaire qui vous permettra de retrouver l’usage de vos anciens presets avec les instruments virtuels de la V-Collection 5. Alors comment ça marche (oui je fais mon Michel Chevalet lol) ? Et bien c’est simple comme bonjour ! Vous téléchargez l’utilitaire, puis il ne vous reste plus qu’à scanner vos presets et sélectionner ceux que vous souhaitez convertir ! Simple et efficace !

Conclusion

Analog Lab 2 reste dans la lignée de son prédécesseur. Il n'a pas renié son ADN, et en profite donc pour proposer une librairie encore plus conséquente, ainsi que quelques fonctionnalités / bonifications qui ne font qu'augmenter son potentiel de séduction. Si vous n'êtes pas particulièrement attiré par la programmation de sonorités, et que vous recherchez essentiellement un instrument capables de vous offrir de la matière sonore en quantité, Analog Lab 2 vous donnera entière satisfaction. Côté tarif, il est proposé au prix incroyable de 89€ si vous l'achetez seul, mais vous pourrez aussi le retrouver dans le bundle V-Collection 5 avec 16 autres de ses congénères pour la somme de 499€. Si vous pouvez vous le permettre, ce dernier est vraiment une très bonne affaire avec un coût par instrument de moins de 30€ ! Incroyable ! Lien produit ICI.

Avantages:

* Le prix (à 89€ c'est imbattable et c'est un véritable cadeau !).
* L'intégration d'autres synthés de la marque dans Analog Lab 2 (si vous en êtes possesseur).
* La qualité sonore.
* L’intégration parfaite avec les claviers de la série KeyLab de la marque.

Inconvénients:

* Certaines «redites» au niveau des patches proposés.
* Le resizing de la fenêtre qui aurait pu être plus simple (le choix en pourcentage c’est pas terrible).
* Pas de bouton MUTE dans la section « Tracks » pour les multis.
* Dommage de ne pas pouvoir utiliser plus de 2 sonorités par multi.

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Test Piano V: Arturia s'attaque aux pianos

Cet article a été publié dans le tout premier numéro de notre magazine digital gratuit: "Logic-Nation Magazine". Pour télécharger nos magazines cliquez sur le lien suivant ICI.

Voila un domaine auquel l'éditeur grenoblois ne s'était encore jamais attaqué. La chose pourrait se comprendre facilement vu la concurrence féroce que se font les cadors du marché comme Ivory II de chez Synthogy, ou encore Quantum Leap Pianos de chez East West. Reste qu'Arturia tente quand même une incursion avec un produit baptisé Piano V. Essai transformé ? Vous le saurez en lisant ce test.

Comme vous aurez pu le lire lors de la présentation de la V-Collection en version 5, Arturia a inauguré la modélisation physique pour reproduire le plus fidèlement possible ses Stage-73 V et B-3 V. Le Piano V ne fait pas exception à cette règle et bénéficie lui aussi des avantages de ce technologie. Mais le piano reste, au même titre que d'autres instruments, difficile à reproduire avec fidélité même en faisant appel à la modélisation physique. On reproche souvent (mais à juste titre), que cette technologie ne soit pas encore capable de reproduire la polyphonie et les résonances dites sympathiques de l'instrument lorsque les étouffoirs sont en position levée ou encore lorsque la table d'harmonie fait office de "machine à brasser les sonorités naturelles" de l'instrument. D'ailleurs beaucoup se sont frottés avec plus ou moins de réussite à ce genre d'exercice. J'ai pu constater, à mon grand regret, qu'en dehors des grosses banques samplées, il était difficile de trouver un instrument virtuel qui puisse faire illusion en la matière. Bref, comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, jetons une oreille au Piano V !

Arturia a mis les petits plats dans les grands en nous offrant une interface digne des plus belles réalisations du segment, avec certainement une petite inspiration lointaine venant d'outre-rhin avec une certaine "Definitive Piano Collection". Outre le côté cosmétique, on se sent tout de suite en confiance et la profusion de fonctionnalités disponibles sous la souris atteste d'un produit sérieux. Deux sections distinctes offrent différents réglages. La partie "Action" vous permettra non seulement de sélectionner le piano de votre choix, mais aussi d'ajuster les paramètres de ce dernier et plus précisément sa vélocité. La section "Mix" elle vous offrira la possibilité de choisir les paramètres de la pièce dans laquelle votre piano évoluera, ainsi que les paramètres de micros avec des positionnements différents pour une couleur sonore plus adaptée à vos besoins. Chaque section propose également une sorte de sous-menu escamotable et accessible via les flèches situées en haut à gauche de chaque bloc.

Arturia semble avoir mis un point d'honneur à offrir une modélisation très poussée des instruments proposés. Vous pourrez par exemple ajuster la tension des cordes mais aussi l'étendue dynamique mais aussi la dureté ou encore la position des marteaux. En ce qui concerne la vélocité, les paramètres que sont "Noises" et "Mechanics" permettront d'atteindre un réalisme accrue de vos sonorités. On pourra par exemple jouer sur le bruit de la pédale ou des marteaux, mais aussi sur la résonance du cadre. Idem pour les micros que vous pourrez mixer entre eux en jouant sur les paramètres de Pan ainsi que sur les niveaux individuels de chacun. Les 14 presets de réverbe à convolution peuvent aussi bénéficier d'ajustement spéciaux comme la taille de la pièce, le decay, le temps de réverbération, etc. La section Master, outre le fait de pouvoir ajuster le gain, pourra également profiter d'un égaliseur dédié. Pour le reste, l'interface propose le même workflow que les autres instruments de chez Arturia (unification des browsers oblige).


Un vaste choix de pianos sous les doigts !

Arturia propose dans Piano V un choix assez conséquent de pianos différents (9 au total). Du piano droit jusqu'au piano à queue en passant par des instruments "customisés" réalisés en métal ou en Plexiglas, on se dit que cet instrument virtuel devrait trouver sa place dans tous les types de compositions (plutôt une bonne chose donc).

5 pianos à queue rien que ça !

Voila un choix qui devrait faire briller les yeux des plus grands fans de pianos ! En effet vous aurez du choix et même des choix quelque peu exotiques avec des pianos de facture non traditionnelle. Si vous connaissez tous les pianos en bois, il faut savoir que certains fabricants se sont hasardés à construire (avec une diffusion plus que restreinte), des pianos en Plexiglas ou encore en métal. Arturia a voulu nous offrir cette possibilité en modélisant des pianos à queue de tous les horizons. Parmi les 39 presets disponibles, on notera certaines appellations qui font tout de suite penser (à juste titre?) à de grandes références du piano comme le Steinway série D (presets "Concert D" dans Piano V). En voyant cela, je me suis tout de suite dit: "allez on va se faire plaisir avec un beau piano !". Et là vous ne pouvez pas imaginer quelle a été ma déception ! Si Arturia s'est basée sur un Steinway série D, et bien autant dire que c'est raté sur toute la ligne. Évidemment je parle en connaissance de cause pour avoir eu la chance de jouer (à défaut de pouvoir me l'offrir), sur ce piano de très grande qualité.  Ce qui fait la qualité de ce piano c'est une très grande cohérence et une très belle homogénéité dans les registres. C'est d'ailleurs une caractéristique que l'on ne retrouve pas à un tel niveau chez la concurrence. Malheureusement, avec le Concert D de Piano V c'est tout le contraire. Le piano est déséquilibré et ça sonne carton ! Les aigus sont clairs et même clinquant alors que plus on descend dans les graves et plus les sonorités ont tendance à se flouter. En allant triturer un peu en profondeur les paramètres de l'instrument virtuel, on parvient un peu à corriger certains aspects du son, mais très franchement, on y est pas du tout !

Le Piano V propose également l’Intimate Grand. N’ayant pas une dénomination qui pourrait laisser penser à une éventuelle parenté (même lointaine), on comprend quand même le côté intime qu’ont voulu donner les développeurs d’Arturia. La sonorité est assez feutrée, assez «passe-partout». Le Metal Grand et le Glass Grand ont de par leur facture (le premier est en métal et le second en verre), des sonorités très typées et qui seront à mon avis (mais ça n’engage que moi), assez difficile à utiliser à l’exception de certains contextes en particulier. Le dernier baptisé Pop Grand vient compléter cette famille de piano mais sans réelle gloire en terme de sonorité. Vous l’entendrez de suite, ça sonne vraiment maigrichon, et autant dire que si vous souhaitiez un certain niveau de réalisme, vous allez rapidement déchanter !

Concernant les 4 pianos droits restant, le tableau est guerre plus reluisant. En écoutant leur sonorité j’ai cru revenir aux grandes heures des premiers synthés digitaux, lesquels essayaient tant bien que mal, de reproduire avec un cruel manque de réussite, les sonorités de ces instruments. Vous retrouverez plusieurs dizaines de presets (en réalité des variantes sonores dont les 9 pianos ont servi de base). Vous vous en seriez doutés, j’ai été extrêmement déçu. Je m’attendais à un instrument qui essayerait de faire jeu égal, ou qui au moins se rapprocherait des grands noms du segments en terme de qualité sonore, mais c’est la douche froide. Ma déception est double car ayant été habitué par Arturia à des produits de haute volée (je pense au Modular-V, ou encore au CS-80V pour ne citer qu’eux), je trouve ce produit vraiment pas abouti. Plus étrange encore, là ou la modélisation physique à su faire mouche avec le Stage-73 V ou le B-3 V, c’est la cata avec le Piano V. Pourtant d’autres avant eux ont su profiter de cette technologie pour réaliser des pianos d’une qualité plus qu’honorable (je pense aux français de chez Pianoteq). Proposé à 199€, Piano V est également inclus dans le bundle V-Collection 5. Mon avis ? Si vous cherchez un instrument virtuel dédié au piano capable de faire illusion, passez votre chemin car d’autres pour une poignée d’euros supplémentaires y parviendront beaucoup mieux. Lien produit ICI.

Avantages:

* Empreinte CPU très restreinte
* 9 pianos disponibles (à quel ou droit)

Inconvénients:

* Qualité sonore médiocre
* Presets utilisateur très moyens
* Prix élevé vu les prestations de Piano V

Démo Audio / Vidéo:

Démos Pianos disponibles dans Piano V

Comparatif Piano V - East West Quantum Leap Pianos - EXS24

  • Publié dans Tests

Test Stage-73 V: Du Rhodes dans mon ordi !

Retrouvez notre Test complet du Stage-73 V d'Arturia publié dans le tout premier numéro de notre magazine digital gratuit: "Logic-Nation Magazine". Pour télécharger tous les numéros gratuitement, cliquez sur le lien suivant ICI.

Commençons par la présentation des nouveautés avec le Stage-73 V. Comme son patronyme le laisse deviner, beaucoup l'auront compris, il s'agit de la version virtuel d'un instrument de chez Rhodes (ou plutôt de deux instruments). En effet, le Stage-73 V cache en réalité un Suitcase mais aussi un Stage MK I et MK II (trois pièces emblématiques de la marque). Arturia inaugure l'utilisation de la technologie de modélisation physique dans cet instrument virtuel afin d'offrir un meilleur contrôle sur le son, une plus grand flexibilité pour créer de nouvelles sonorités mais aussi utiliser les effets proposés par l'éditeur dans le Stage-73 V.

 



Un Stage sinon rien !

Regardons d'un peu plus près ce que nous propose Arturia. Comme je vous le disait, l'éditeur s'est basé sur un Stage MK I mais aussi une version MK II pour modéliser le Stage-73 V. On retrouvera dans un bouton "Tone" qui était présent sur le modèle original et qui faisait office de filtre passe-bas et qui avait pour vocation de rendre les notes les plus aiguës plus "sombres". Dans le modèle 74 on retrouvait un petit switch qui permettait de booster les basses, et qui faisait office de filtre passe-haut afin de couper les fréquences les plus basses et ainsi donner plus de définition aux fréquences les plus hautes. Vous l'aviez surement remarqué, la quasi totalité des utilisateurs de Rhodes avaient pour habitude d'utiliser un certain nombre de pédales d'effets afin d'obtenir des sonorités caractéristiques. Arturia a eu donc la bonne idée de nous proposer 6 d'entre elles comme un Compresseur, un Délai analogique, un Overdrive type TS808, un Chorus, un Phaser et un Flanger. Une pédale de volume mais aussi de Sustain viennent aussi en renfort, ce qui pourrait dans certain cas être bien pratique si vous jouez Live par exemple.

Certains vont me dire: "Le Stage et ses pédales c'est bien, mais pour avoir le son, il y avait aussi l'ampli Fender Twin qui allait avec !"." Vous en rêviez, et bien Arturia l'a fait ! Et la qualité est au rendez-vous là aussi. Tous les paramètres du Twin sont eux aussi accessibles au bout de la souris.

Des Rhodes Custom uniques au monde !

Comme je le disais en tout début de cet article, Arturia a mis les petits plats dans les grands et va bien au delà de ce que le modèle original pouvait à son époque vous offrir. Disponibles sur les deux modèles proposés par Arturia, vous aurez au total la possibilité de jouer sur 8 fonctions distinctes afin d’interagir sur: la résonance des tiges (Tone Bar Resonance), la distance des micros (Pickup Distance), l'accordage (Tuning), l'alignement des micros (Pickup Alignment), la distance de l'étouffoir (Damper Distance), la dynamique (Dynamics), la dureté des marteaux (Hammer Hardness), ainsi que le bruit des marteaux (Hammer Noise). Un petit panneau de contrôle supplémentaire apparaissant sour le clavier vous permettra quand à lui d'ajuster les paramètres de vélocité. quelques presets vous sont déjà proposés de base pour les plus pressés. Si avec tout ça vous n'avez pas de quoi travailler vos sonorités de façon chirurgicale, je veux bien être rebaptisé :)

Suitcase mon amour !

C'est mon instrument coup de coeur (bon d'accord je ne suis pas objectif parce que j'ai la version originale). Il a certes une valeur sentimentale, mais il représente aussi une machine mythique qui aura marqué l'histoire de la musique moderne. C'est donc à ce véritable monument que les développeurs d'Arturia se sont attaqués. Ici on reprend les mêmes recettes qu'avec le Stage (modélisation physique, effets intégrés, ajustement de la vélocité et personnalisation sonores via les 8 fonctions "cachées"), mais avec des caractéristiques sonores propres au modèle original. Le Suitcase offre un égaliseur actif avec lequel on pourra ajuster des paramètres  comme Bass, Treble ou encore le vibrato via le switch dédié. On retrouve également comme sur le modèle initial, l'ampli intégré sur lequel on plaçait le clavier. L'ensemble est vraiment concluant et la qualité est au rendez-vous.

Conclusion:

J'ai pris un réel plaisir à jouer avec cet instrument virtuel. Habitué de l'EVP88, j'ai trouvé ce Stage-73 V au dessus des possibilités de celui qui jusqu'à présent, me servait de référence au sein de mon séquenceur préféré. Arturia frappe donc fort en proposant une modélisation physique vraiment impressionnante. Tout y est (et même plus) ! Non content d'avoir tiré le meilleur de son savoir-faire, les frenchies de chez Arturia nous ont offert un instrument virtuel qui aura non seulement respecté l'ADN de ces prestigieux ancêtres, mais aussi y apporter ce petit plus qui fait que vous pourrez aller plus loin dans le travail de votre son. Prix: 199€ seul (compris dans le bundle V-Collection 5 à 499€). Plus de détails cliquez ICI.

Avantages:

* Empreinte CPU négligeable (ça ne consomme presque rien!)
* Qualité de la modélisation physique
* Pédales d'effets vraiment réussies
* Les 8 fonctions supplémentaires pour travailler ses sonorités
* Le Twin avec le Stage !

Inconvénients:

* Pour le prix vraiment rien !

Démos Audio / Vidéo:

Delayed, MrJoe, 11CC, Bad Vibes, Blue Session, Ruden, Runaway Boy, Suitcase Basic

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Test Arturia Synclavier V

Nous vous avions présenté le banc de test complet du Synclavier V d'Arturia dans le tout premier numéro de "Logic-Nation Magazine". Mais nous n'avions jamais publié ce test dans son intégralité. Alors pour ne pas faire de jaloux (tout le monde ne possède pas un Mac ou un iBidule), voici le banc de test complet avec audio et vidéo de cet instrument virtuel.

Après des instruments de légendes comme le Moog Modular, le Prophet 5 ou encore Jupiter 8, Arturia continue de rendre hommage aux machines vintages en nous proposant le premier des synthétiseurs numériques: le Synclavier. Mais bien plus qu'une émulation, Arturia a fait appel à un de ses pères fondateurs Cameron Jones) pour redonner vie à ce mythe utilisé par des figures emblématiques de la musique comme Franck Zappa, Michael Jackson, Pat Metheny, Sting, Chick Corea et bien d'autres. Alors coup de maître ou coup d'épée dans l'eau ? Suivez le guide !


Le Synclavier ? Une pièce historique !

Et oui comme je le disais précédemment, c'est la première machine numérique de l'histoire, et celle qui aura certainement inspirée beaucoup d'autres après elle. NED (New England Digital), a été fondée par 3 personnes: deux ingénieurs (Sydney Alonson, et Cameron Jones), et le compositeur (Jon Appleton). Tout au long de sa vie, cette machine aura été considérée à juste titre comme la rolls des synthés, et ce pour deux raisons. La première parce que le Synclavier représentait le nec plus ultra de la technologie de l'époque. La seconde, parce qu'au même titre que la célèbre voiture anglaise, seules les personnes fortunées pouvaient se permettre d'en avoir un (il coutait plusieurs dizaines de milliers de dollars). NED n'avait pour seul concurrent que les australiens de chez Fairlight avec le CMI.

Une interface très réussie

Dès le lancement du Synclavier V, Arturia nous met directement dans le bain ! On retrouve une interface très fortement inspirée du design du Synclavier II (ce qui est normal dans l'absolu). Par contre je me suis quelque peu interrogé car en voyant la pub de la V-Collection 5 mais aussi le trailer vidéo, on s'aperçoit qu'il ne s'agit pas d'un Synclavier II mais d'un Synclavier 9600. Bref, il n'y a pas mort d'homme, mais le mystère reste entier.


Dès l'ouverture, le Synclavier V vous propose une vue "Standard" (Standard Panel Mode) avec le clavier virtuel mais aussi un panneau de commandes offrant différentes fonctionnalités. Mais il existe une seconde vue baptisée "vue étendue" (Extended Panel Mode). Vous y accéderez via un bouton dédié et vous y découvrirez un panneau secondaire proposant différentes sections complémentaires du mode standard. Il vous sera possible de sélectionner les partiels de votre choix mais aussi en modifier les paramètres. Y figureront également 4 autres sections permettant de modifier l'amplitude et les harmoniques d'une envelope, mais aussi une section "Vibrato" et "Stereo".


Il faut savoir que le Synclavier était livré avec un ordinateur. C'est via ce dernier que l'on pouvait travailler ses sonorités avec une plus grande simplicité mais aussi accéder à de nouvelles fonctionnalités. Pour passer en mode graphique (Graphique Screen Mode), il vous suffira tout simplement de cliquer sur le bouton "SCR" (abréviation de "Screen" en anglais donc "écran" en français). C'est via ce mode que vous pourrez contrôler graphiquement les envelopes de vos partials, mais aussi la fonction "Key Dynamics" (autrement dit sur quelles touches chaque partial démarre ou s'arrête), la fonction Time Slices, un mixeur interne, et des MODS pour contrôler le routing. Vu que bon nombre d'entre nous utilisent des contrôleurs externes, sachez que vous pourrez piloter n'importe quel bouton du Synclavier V en utilisant la fonction de Midi Learn intégrée par les développeurs d'Arturia.

 Cliquez ici pour lancer la vidéo de démo du mode SCR

Du son et du vrai !

Arturia a eu la brillante idée de s'attacher les services du concepteur / designer du logiciel du Synclavier pour parvenir à un résultat vraiment exceptionnel. Ici point d'artifices ou encore de banques d'échantillons. Tout a été pensé pour recréer à l'identique ce qui se faisait à l'époque. Il s'agissait certainement du meilleur mode opératoire pour redonner vie à cette glorieuse machine. D'ailleurs c'est à l'usage que l'on se rend rapidement compte des possibilités de la bête ! Quelque soit le type de sonorités que vous souhaitez obtenir, le Synclavier V est vraiment capable de tout (et même plus). En effet Arturia a su upgrader les capacités du modèle original en y ajoutant des fonctionnalités modernes. Côté presets utilisateur, l'éditeur a eu l'excellente idée de blinder son instrument (450 au total). Des sound designers de talent ont participé à la création de ces presets afin de venir compléter ceux déjà proposés d'usine sur le modèle l'époque. Mais le Synclavier V c'est aussi une machine de programmeur. Cet instrument virtuel vous propose d'ailleurs de bénéficier de 2 types de synthés (Full Additive Synthesis et FM), ce qui vous laisse une vie entière pour essayer d'en faire le tour !

Mais comme je le disais précédemment, Arturia a été encore plus loin dans le développement de cet instrument et propose avec le Synclavier V, une version boostée de son aïeul. Là ou le modèle de l'époque ne proposait que 4 partials, les développeurs d'Arturia en ont mis 12 ! Autre détail qui a son importance, d'origine, le Synclavier n'offrait que du 8 bit, alors que le Synclavier V propose une définition variable allant de 8 à 24bit. 3 formes d'ondes (Dents de scie, carré, et triangle ont été ajoutées à l'unique forme d'onde disponible sur le modèle d'origine (Sinusoïdale). Avec le Synclavier V vous pourrez même construire votre propre modulateur de forme d'ondes en utilisant 24 harmoniques incluant le contrôle de phase. Les Timbres Slices pourront être assignés à un modulateur de forme d'ondes FM séparé. Dernière information au sujet du Synclavier V, ce dernier est compatible avec les librairies d'origine du VRAI Synclavier.

450 presets ? Oui ça fait du monde !

Et oui, le Synclavier V propose un paquet de sonorités et autant dire que vous aurez l'embarras du choix ! Alors vous devez vous dire qu'il ne doit pas être facile de s'y retrouver. Et bien c'est sans compter avec le tout nouveau browser dévoilé à l'occasion de la sortie de la V-Collection 5 et que l'on retrouve sur tous les produits de la marque. Non seulement vous pourrez très facilement retrouver vos sonorités en utilisant l'encart de recherche rapide, mais aussi les trier par types, par Banques, par caractéristiques, ou par Playlists. Vous savez de quel type de sons vous avez besoin ? Alors rendez-vous dans l'onglet "Filter" puis déplacez vous avec votre souris dans les différentes catégories disponibles. Il vous sera même possible de commenter vos sonorités préférées et même de les liker pour en les mettre dans vos favoris. Bref, encore une fois un très bon point qui vient s'additionner aux qualités manifestes du Synclavier V.

Des effets intégrés !

Voila encore un autre atout apporté au Synclavier V ! Sachant que son grand frère en était dépourvu, Arturia a eu la bonne idée d'en intégrer 6 différents (Flanger, Delay, DubDelay, Chorus, Reverb, APhaser). Ces derniers étant de très bonne qualité, on peut sans l'ombre d'un doute, dire qu'ils sont un renfort supplémentaire à l'arsenal créatif du Synclavier V.


Conclusion

Arturia frappe très fort avec cet instrument virtuel ! Là ou d'autres se contentaient de faire le stricte minimum (banque d'échantillons), l'éditeur Grenoblois fait appel au géniteur du Synclavier pour produire la réplique exacte de ce dernier et même en mieux ! Ce Synclavier bodybuildé est une arme de "création massive" et on comprend que cette machine ait pu s'attirer les faveurs des plus grands musiciens de son époque. Proposé en version virtuelle, le Synclavier revient en force et la version "Made in Arturia" n'est autre que ce que le Synclavier aurait pu être à l'ère moderne si la boîte n'avait pas mis la clé sous la porte. Mention spéciale donc à Arturia et à ses développeurs pour le travail accompli. Proposé au tarif de 199€ (inclus dans le bundle V-Collection 5), cette instrument virtuel est une cette réussite totale. Que vous soyez né à l'époque de sa sortie (ça me fait penser que je ne suis plus de la toute première fraîcheur lol), ou que vous soyez des générations suivantes, le Synclavier V est un instrument virtuel de premier choix dont vous ne regretterez pas l'investissement.

Avantages:

* La résurrection d'une légende pour une poussière du prix de l'époque !
* La qualité sonore impressionnante
* La masse de presets proposés d'entrée de jeu
* les effets intégrés
* Les fonctionnalités complémentaires absentes du modèle d'origine
* Les possibilités d'édition pour les sound designers

Inconvénients:

* Absolument rien du tout !

Acheter le Synclavier V chez Plugin Boutique avec les avantages du "virtual cash" et des "rewards+tokens" ICI.

Regardez la vidéo de démo du Synclavier V d'Arturia

Cet article est tiré du tout premier numéro de "Logic-Nation Magazine". Tous les numéros disponible gratuitement en cliquant ICI.

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Arturia au Namm Show 2017

La grande Messe américaine des professionnels du monde de l'audio et consorts (le Namm SHow 2017) ouvrira ses portes dès demain en Californie à Anaheim. Pour ceux qui seraient déjà sur place, sachez que le fabricant / éditeur grenoblois Arturia sera parmi les exposants. Vous pourrez y retrouver évidemment tous les produits de la marque comme le MiniLab Mk II, le KeyStep, le DrumBrute ou encore le fameux MatrixBrute. Les spécialistes produits seront également présents et feront des démos de ces derniers. En parlant de démos justement, elles seront organisées de la façon suivantes:

Demo 1: Les instruments analogiques au sein d'une production moderne. En utilisant le DrumBrute mais aussi le MatrixBrute, Sébastien Rochard vous montrera comment créer un morceau de musique électronique contemporain.

Demo 2: Séquencez-moi tout ça ! Mauricio vous fera découvrir tout le potentiel créatif du KeyStep, et de quelle façon il peut devenir le centre névralgique de vos performances live ou encore de votre environnement de production.

Demo 3: La collection ultime des clavieristes ! Ici vous aurez l'occasion de voir plus en détails la toute dernière V-Collection (version 5) avec Ralph Goldheim et plus particulièrement les produits suivants: Piano V, Stage-73 V, et B-3 V.

Demo 4: Exploration du MatricBrute. Vous découvrirez une sorte de guide de prise en main à destination des débutants pour être en mesure de dompter la bête !Mauricio Garcia et Sébastien Rochard vous feront découvrir le potentiel du MatrixBrute en partant d'un simple preset pour finalement finir par créer des sonorités complètement nouvelles et que seul le MatrixBrute pourra vous offrir.

Bref, si vous passez par Anaheim, n'hésitez pas à rendre visite à nos frenchies au Hall 1 - Booth 6920 ! VOus verrez, vous ne le regretterez pas ! ;)

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Le MatrixBrute enfin disponible !

Arturia nous avait présenté son tout dernier fleuron baptisé MatrixBrute. Après de nombreuses démos et autres informations distillées au compte-goutte, voici enfin le vaisseau amiral de la génialissime marque française disponible dans toutes les bonnes crèmeries. Côté tarif, Le MatrixBrute est commercialisé à quasiment 2000€ (1999€ pour être précis). Mais pour ce prix-là, vous aurez une interprétation brillante et capable de sortir le gros son que tous les fans de sonorités analogiques s'attendent à avoir d'une telle machine ! N'hésitez donc pas à vous rendre chez votre revendeur préféré pour l'essayer car vous verrez, cette grosse bête est réellement impressionnante ! Un Moog à la française si je peux me permettre cette illustre comparaison ! Plus de détails en cliquant ICI.

MatrixBrute chez Woodbrass: 1919€

MatrixBrute chez Thomann: 1919€

MatrixBrute chez Bax-Shop: 1919€

  • Publié dans Matos

Giveaway Arturia MiniFilter V

N'oubliez pas de récupérer le MiniFilter V d'Arturia tant qu'il est encore gratuit pare qu'après le 28 Décembre 2016 ça sera terminé ! Pour info, le MiniFilter V est basé sur le filtre du fameux synthé monophonique développé par Bob Moog en 1970 et reproduit avec une très grande fidélité par l'éditeur français. Grâce à la technologie maison "TAE" Arturia a pu reproduire le comportement ainsi que les nuances des composants analogiques et ainsi émuler le filtre 24 db/ Octave avec un réalisme très poussé. Alors ne perdez plus une minute et rendez-vous à l'adresse suivante: http://logic-nation.com/plugs-iv/waves-electric-grand-80-piano.html

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